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Choisir de marcher sous la pluie

On attend souvent le bon moment pour se lancer.
Le bon temps, la bonne énergie, le bon salaire, la bonne humeur.
On se dit :

“Je commencerai quand ça ira mieux.”
“Je verrai ça quand j’aurai plus de temps.”

Résultat : on met notre vie entre parenthèses en attendant un ciel parfaitement bleu… qui ne vient jamais vraiment.

Et si sortir de sa zone de confort, ce n’était pas tout plaquer du jour au lendemain, mais simplement choisir de marcher sous la pluie de temps en temps ? Accepter que les conditions ne soient pas idéales, mais avancer quand même.

C’est quoi “marcher sous la pluie” dans la vraie vie ?

La pluie, ce n’est pas juste de l’eau qui tombe du ciel.
Dans ta vie, la pluie symbolise tout ce qui est :

  • inconfortable,
  • pas prévu,
  • pas sous ton contrôle,
  • un peu dérangeant pour ton ego ou ton image.

Marcher sous la pluie, ça peut ressembler à :

  • aller à un rendez-vous même si tu es stressé(e),
  • oser dire ce que tu penses vraiment,
  • essayer une nouvelle activité sans être “bon(ne)” dès le début,
  • sortir seul(e) alors que tu détestes ça,
  • lancer un projet même s’il n’est pas parfait.

Ce sont ces moments où tout en toi a envie de rester au chaud, chez toi, dans ta zone de confort.
Mais quelque chose de plus profond sait que si tu n’avances pas maintenant, tu risques de rester coincé(e) longtemps au même endroit.

Pourquoi notre cerveau déteste sortir de sa zone de confort

Sortir de sa zone de confort est inconfortable, c’est normal.
Ton cerveau est programmé pour :

  • privilégier ce qui est prévisible,
  • éviter ce qui ressemble à un danger,
  • répéter ce qu’il connaît déjà.

Même si ta situation actuelle ne te convient pas complètement, elle est familière. Ton cerveau préfère ça à l’inconnu, parce que l’inconnu demande de l’énergie, de l’adaptation et du courage.

C’est pour ça que :

  • tu trouves toujours une bonne excuse pour ne pas te lancer,
  • tu remets à demain ce qui compte vraiment pour toi,
  • tu as l’impression d’être bloqué(e) dans un entre-deux.

La bonne nouvelle, c’est que tu n’as pas besoin de tout révolutionner.
Tu peux entraînement doucement ton cerveau à l’inconfort, comme on s’habitue petit à petit à marcher sous la pluie.

Marcher sous la pluie : un inconfort gérable

On imagine souvent sortir de sa zone de confort comme un énorme saut dans le vide : déménager à l’autre bout du monde, changer de job du jour au lendemain, tout recommencer à zéro.
En réalité, ça commence par des petits actes quotidiens, des inconforts gérables.

Exemples de “petites pluies” dans ton quotidien :

  • Dire “non” à une demande qui ne te convient pas, même si tu as peur de décevoir.
  • Demander de l’aide au lieu de tout porter seul(e).
  • Prendre la parole en réunion, même avec la voix qui tremble.
  • Poster quelque chose qui te tient à cœur, même si tu crains le jugement.
  • Aller à un événement où tu ne connais presque personne.

À chaque fois que tu oses ce mini pas en dehors de ta zone de confort, tu envoies un message à ton cerveau :

“On peut sortir un peu, ça ne nous tue pas. On survit à la pluie.”

Petit à petit, l’inconfort devient plus supportable. Tu prends confiance en ta capacité à gérer.

Les bénéfices cachés de l’inconfort

Choisir de marcher sous la pluie, ce n’est pas se faire violence pour le plaisir.
C’est accepter que l’inconfort fait partie du chemin dès qu’on veut une vie plus alignée, plus authentique.

En sortant (un peu) de ta zone de confort, tu gagnes :

  • Plus de confiance en toi : tu vois que tu peux gérer plus que tu ne le croyais.
  • Plus de liberté : tu n’es plus prisonnier(ère) de tes peurs et de tes habitudes.
  • Plus de résilience : tu deviens moins fragile face aux imprévus.
  • Plus de cohérence intérieure : tu te rapproches de la personne que tu veux vraiment être.

Tu passes du mode :

“J’attends que tout soit parfait pour vivre”
au mode :
“Je vis aussi quand il fait gris, quand j’ai peur, quand ce n’est pas idéal.”

Comment sortir de sa zone de confort… sans se brutaliser

Attention : sortir de sa zone de confort ne veut pas dire t’épuiser, te mettre en danger ou te critiquer en permanence parce que “tu n’en fais pas assez”.

L’idée, c’est d’oser l’inconfort, mais avec bienveillance :

🔹 1. Commence petit

Choisis une “petite pluie” :

  • envoyer un message,
  • dire ce que tu penses une fois,
  • t’inscrire à une activité qui t’attire.

Tu n’as pas besoin de tout changer, juste de prouver à ton cerveau que tu peux gérer un degré d’inconfort légèrement plus élevé.

🔹 2. Prévois un refuge après l’effort

Après avoir marché sous la pluie, on rentre, on se sèche, on se met au chaud.
Fais pareil avec l’inconfort :

  • prévois un moment doux après : une série, un café, un call avec quelqu’un de safe,
  • ne minimise pas ton effort (“c’était rien”) : reconnais ce que tu as fait.

🔹 3. Note tes victoires

Tiens une “liste de pluies traversées” :

  • toutes les fois où tu as osé un truc qui te faisait peur,
  • même si le résultat n’était pas parfait.

Ça t’aidera à voir que tu avances vraiment, même si ce sont des millimètres.

Et si tu arrêtais d’attendre le grand soleil ?

La vérité, c’est que si tu attends :

  • d’avoir confiance pour te lancer,
  • de ne plus avoir peur pour agir,
  • d’être parfaitement prêt(e) pour changer…

… tu risques d’attendre longtemps.

Choisir de marcher sous la pluie, c’est décider que ta vie mérite d’être vécue même quand :

  • tu es fatigué(e),
  • tu doutes,
  • tu as peur du regard des autres,
  • le timing n’est pas parfaitement aligné.

Ce n’est pas héroïque, ce n’est pas spectaculaire.
C’est juste un pas après l’autre, sous un ciel un peu gris, avec la certitude discrète que chaque pas compte.

Tu peux très bien commencer aujourd’hui, avec un pas minuscule.
Un mail, une décision, une phrase.
Un geste qui te dit :

“Ok, il pleut. Mais j’y vais quand même.”

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