« Mais qu’est-ce que je fous de ma vie ? »
Tu fixes le plafond, il est 3h du mat’. Tu remets en question toute ta vie en te demandant si tu ne devrais pas tout plaquer pour devenir berger-e en Islande.
On va calmer le cerveau en 5 questions simples à te poser,sans prise de tête.
1. Je suis épuisé·e ou vraiment malheureux·se ?
Demande‑toi si tu remets toute ta vie en question… ou si tu as juste besoin de dormir et de souffler. Une surcharge de boulot ou de stress peut faire croire que tout est nul, alors que c’est surtout ton corps qui crie stop.
Question flash : est‑ce que je penserais pareil après deux semaines de vraie pause, sans mails, sans réunions, sans obligations ?
2. Qu’est‑ce qui me donne encore de l’énergie ?
Tout n’est pas forcément à jeter : il reste souvent des petits trucs qui te font du bien. Ça peut être une activité créative, une pote avec qui tu te sens toi‑même, ou ce moment précis de la semaine où tu respires enfin.
Note une à deux choses qui te donnent encore un peu de joie : ce sont des pistes pour la suite, des points d’appui plutôt que de tout démolir.
3. Est‑ce que j’ai déjà vraiment essayé de changer quelque chose ?
Avant de rêver d’ailleurs, regarde si tu as tenté des ajustements dans ta vraie vie : demander un aménagement au travail, dire non à un projet qui te bouffe, tester un début de reconversion ou un side project.
Si tu n’as jamais essayé, tu n’as peut‑être pas besoin de tout plaquer, mais de commencer par un mini changement concret dès cette semaine.
4. De quoi j’ai vraiment envie pour la suite ?
Ou pour reprendre notre exemple, qu’est‑ce que je cherche derrière la vie de bergère en Islande ? La vie avec des moutons, c’est surtout l’image d’une vie plus simple : nature, silence, pas de notifications, pas de réunion Teams.
Laisse tomber le « il faut » et le « je devrais ». Demande‑toi plutôt : à quoi ressemblerait une vie un peu plus alignée pour moi ? Plus de temps, plus de liberté, plus de sens, plus de créativité, plus de calme ?
Choisis une direction qui te parle et trouve une mini‑action à faire maintenant : t’informer, en parler à quelqu’un, tester quelque chose en version « brouillon ».
5. Et si je partais vraiment, est‑ce que je suis prêt·e ?
Projette‑toi vite fait : comment tu gagnes ta vie, combien il te faut d’économies, ce que tu laisses derrière toi (proches, confort, habitudes).
Si ça te fait peur mais t’excite aussi, c’est une piste à creuser tranquillement ; si ça te paralyse, garde le rêve comme boussole, mais construis une version plus réaliste ici et maintenant.
La prochaine fois que tu paniques à 3h du mat’, plutôt que de refaire ta vie entière dans ta tête, pose ces 5 questions, note quelques réponses, puis rendors‑toi. Tu n’es pas obligé·e de tout plaquer pour commencer à changer : un petit pas lucide vaut mieux qu’un billet d’avion acheté en pleine insomnie.