Celle qui avait 10 résolutions… et 0 motivation
Alors dis-moi, comment ça se passe, tes résolutions de Nouvelle Année ?
Je te parie que tu as sorti ton plus beau carnet – celui avec la couverture dorée que tu as acheté en te disant « Cette année, je change tout ! » –, que tu as écrit tes 10 objectifs en gros, avec des étoiles, des cœurs, et même des petits dessins de licornes pour te motiver. Et que là, mi-janvier, ton carnet est déjà enfoui sous une pile de tickets de caisse et de ce pull que tu as commandé en solde et que tu ne mettras jamais.
Il est 10h37, et tu as déjà repensé ta vie trois fois depuis ce matin. « Cette année, je vais vraiment m’y mettre ! » : tu vas courir un marathon (alors que la dernière fois que tu as couru, c’était pour attraper le bus), apprendre le japonais (alors que tu galères encore avec les conjugaisons françaises), monter ta boîte (alors que tu ne sais même pas ce que veut dire « bilan comptable »), et devenir cette version ultra-organisée de toi-même que tu imagines dans tes rêves..
Sauf que… ton cerveau, lui, il est encore en mode « Noël = chocolats + séries sous un plaid jusqu’à épuisement des réserves de Nutella ». Il ne veut pas entendre parler de « défis personnels ». Il veut des pauses, des grasse mat’ et des excuses bien rodées pour reporter à demain.
Et puis, il y a les grands classiques, ceux qu’on se répète chaque année comme une litanie « Je vais faire du sport 3 fois par semaine » → Traduction réelle : « Je vais m’inscrire en salle, y aller une fois, me rendre compte que les leggings moulants sont une invention sadique, et me dire que marcher jusqu’au frigo pour chercher un Kinder, c’est déjà un effort physique. »
« Je vais économiser » → Traduction : « Je vais créer un tableau Excel hyper détaillé avec des graphiques en couleurs… et craquer pour une paire de baskets en solde en me disant que c’est un investissement pour ma future vie de sportive. »
Mais en vrai, pourquoi on abandonne ? Parce qu’on se met une pression monumentale. On croit qu’il faut tout changer du jour au lendemain, comme si on pouvait passer de « je survis » à « je suis un expert en productivité » en cliquant des doigts. Alors qu’en réalité, notre cerveau, il a besoin de petits pas. Et puis, soyons honnêtes… tes résolutions, tu les as notées un peu sous le coup de l’euphorie des bulles de champagne et de la pression sociale des « Et toi, tes bonnes résolutions ? », non ?
Alors cette année, on fait comment pour que ça marche – ou au moins, pour que ça nous rende moins coupable ?
Tu commences par réduire ta liste à une ou deux résolutions vraiment réalistes.
Pas « Je vais révolutionner ma vie », mais « Je vais essayer de cuisiner un vrai repas une fois par semaine » (même si c’est des pâtes à la sauce tomate, ça compte). Ou « Je vais me coucher 15 minutes plus tôt » (parce que 30, c’est trop ambitieux, et on le sait tous les deux). « Boire plus d’eau », c’est déjà un super début – surtout si ton record actuel, c’est un café le matin et trois verres de vin le soir.
Ensuite, tu adaptes tes objectifs à TA vraie vie :
- « Faire du sport » devient « Bouger un peu » → « Prendre les escaliers au lieu de l’ascenseur » , « Descendre un arrêt de métro plus tôt »
- « Méditer 10 minutes par jour » devient « Fermer les yeux et respirer 3 fois avant de répondre à un mail qui t’énerve » (ou avant d’envoyer un message passif-agressif à ton collègue, au choix).
- « Lire plus » devient « Lire 5 pages avant de dormir » (même si c’est un article sur « Pourquoi les chats nous ignorent » ou les dernières stories Instagram).
Et surtout, tu fêtes TES petites victoires :
- Tu as répondu à un mail important sans le reporter à demain ? Bravo , un mail de moins dans ta boîte, c’est un pas vers la sérénité.
- Tu as enfilé ton legging de sport… même si c’était pour aller chercher ton colis au bout de la rue ? Good job ! (Un leggings enfilé, c’est déjà un pas vers l’effort, non ?)
- Tu as survécu à une journée sans craquer pour un paquet de biscuits ? Respect ! (Même si tu as compensé avec un carré de chocolat – ou trois –, l’intention était là, et c’est ça qui compte.)
Et surtout, tu arrêtes de te flageller. Si tu abandonnes une résolution, ce n’est pas un échec, c’est juste un réajustement. « Cette année, je vais essayer… et si ça ne marche pas, je réessayerai plus tard. » Parce que ta vie, ce n’est pas une course. C’est plutôt une série de « Bon, je le ferai demain », de « Finalement, je commence lundi », et de « Attends, on est déjà en mars ?! ».
Alors cette année, tu te détends. Tu prends une résolution, tu la découpes en morceaux tout petits, et tu te dis que même si tu ne la tiens pas, tu auras au moins essayé. Et ça, c’est déjà mieux que 90% des gens autour de toi, crois moi.
En résumé, tes résolutions, c’est un peu comme les soldes : sur le moment, tu te dis « Wow, c’est une super idée, je vais tout changer ! », et deux semaines plus tard, tu te retrouves avec un pull orange fluo que tu ne mettras jamais et une liste de bonnes intentions oubliées. Alors cette année, sois gentil avec toi-même. Prends une résolution, une seule, et fais-la tenir. Ou pas. L’important, c’est de ne pas se prendre trop au sérieux et de rigoler un peu en chemin. Car après tout, « Une année sans échec, c’est une année où on n’a rien osé. »
Et n’oublie pas de boire ton verre d’eau 😉